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1. Un été en cuissardes

  • Published: 2017-11-09T19:05:52Z
  • By Prokrast
Un été en cuissardes

Soumission au concours "Un été singulier" d'Arte Radio.

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2. JPG de A à Z

JPG de A à Z

Conversation entre Jean Paul Gaultier et Thierry-Maxime Loriot, commissaire de l¹exposition. Formé chez les plus grands couturiers, Jean Paul Gaultier a créé sa première collection pour Cardin en 1976 avant de fonder sa maison qui vient de fêter ses trente ans. Cuissardes avec marinière, robes corsets, jupes pour hommes, perfecto sur tutu… Ce détourneur d’idées reçues et métisseur de styles n’a cessé de réinventer la mode. Créateur visionnaire, il a toujours su allier avec élégance la provocation à la séduction, portant un regard aussi généreux qu’anticonformiste sur son époque. Jean-Paul Gaultier s’entretiendra avec Thierry Maxime Loriot, auteur de cette magique et surprenante exposition.

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3. Les esprits clairs voient dans le noir [sortie le 24 mars 2014]

  • Published: 2014-02-11T00:09:38Z
  • By Mihuma
Les esprits clairs voient dans le noir [sortie le 24 mars 2014]

MIHUMA "Les esprits clairs voient dans le noir" (Mihuma Prod/IDOL) Sortie officielle le 24 mars 2014 "Là-bas", premier extrait disponible le 20 janvier 2014 http://www.youtube.com/watch?v=PZuPxeMyOOI Là-bas - vidéo réalisée par s † h http://www.inhocsignovincemus.com/ (Marthe Sobczak, photographie/Clément Hauvette, directeur artistique) Retrouvez toutes les infos sur Mihuma : http://www.mihuma.fr/ https://www.facebook.com/Mihuma Là-bas - Enregistrement, mixage et réalisation par Mitch Olivier (Alain Bashung, Renaud, Dax Riders, Brigitte Fontaine, Olivia Ruiz...) avec Stéfane Goldman (guitare), Noël Assolo (basse) et Franck Mantégari (batterie) ------------------------------------------------------------------------------------------ BIOGRAPHIE Une ville, la nuit. Paris, Londres, Baïa, La Havane. Un homme, la trentaine est tapi dans l’ombre, la plume aiguisée, les sens en éveil, observant attentivement les sons de la rue, les sons de la vie. Urbanité et poésie. Sensible au moindre mouvement, il attend, se ressource, puise l’essence de la rue en ébullition. Elle vibre, il la sent, elle est en lui. Il l’aime malgré sa noirceur, son côté sombre. Elle vit, ils meurent, et que reste-t-il lorsque revient le jour ? Rien, ou pas grand chose. MIHUMA pose un regard sans complaisance sur ses contemporains. Conscient de l’urgence, besoin de secouer les esprits, il ne ménage pas les âmes sensibles, grattant là où ça dérange, là où ça fait mal. Esthétique de la noirceur comme liberté artistique, liberté de ton, une colère à laquelle il laisse libre-cours. Peurs, fantasmes mais aussi beaucoup d’amour, sous toutes ses formes, comme autant de phares qui permettent de ne pas sombrer. Amoureux du verbe, poète sans filtres, c’est chez les grands de la chanson française que MIHUMA puise ses références – Gainsbourg pour la liberté artistique, Mano Solo pour son côté écorché – dans la littérature aussi (Verlaine, Baudelaire…). Amoureux de la musique, chineur, il vous parlera aussi bien de Bowie que de Janis Joplin, Hendrix ou Portishead. La recherche du bon son : une base rock, des influences soul, des sonorités latines… Pour l’enregistrement de l’album LES ESPRITS CLAIRS VOIENT DANS LE NOIR, il s’est entouré de musiciens aguerris : le guitariste Stéphane Goldman, ami fidèle, accompagnateur d’Imany ; Noël Assolo (bassiste des Rita Mitsouko) et le batteur Franck Mantégari (rencontré lors du projet Music’All) ; le tout orchestré par le producteur Mitch Olivier (Alain Bashung, Renaud, Dax Riders, Brigitte Fontaine, Olivia Ruiz…) qui, séduit par son univers, se lance dans l’aventure. De ses virées musicales, il croise aussi un autre amoureux des mots : Francis Lalanne. Rencontre improbable. L’homme aux cuissardes, envoûté par cet esprit, ce parler-vrai, se laisse entraîner dans la moiteur des « Carnet de Nuits ». A travers les 9 titres de LES ESPRITS CLAIRS VOIENT DANS LE NOIR, MIHUMA tel un sage a choisi la langue plutôt que le sabre, et tente d’éveiller les consciences : montrer ce qui est, dévoiler ce qui devrait, percevoir ce qui sera. Marquer d’une empreinte invisible, laisser sa trace… indélébile, et croire que tout peut encore changer !

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4. Juan d'Oultremont Megaphone's Judas

Juan d'Oultremont Megaphone's Judas

Juan d'Oultremont Megaphone's judas freaksville 2009 Review par Kboom sur Kweb.be L'homme à tête de chou de Bruxelles Vu le curriculum du bonhomme, c'était forcé, on avait un peu peur de se taper une suite de sketches, qui nous aurait sans doute bien fait marrer une fois, une seule, à la première écoute, un machin jetable, à usage unique, périmé au bout de 28 minutes. On ne tenait pas non plus à ce que Juan d’Oultremont poursuive la voie, très « chanson française », ouverte sur Bambi Is Dead, premier album à moitié foiré, trop ambitieux, pas assez mûri où Juan, cornaqué par Jacques Duvall, ne trouvait ni sa marque ni son public, la barre placée beaucoup trop haut : se mesurer aux albums seventies de Serge Gainsbourg, c'était défier Sergeï Bubka avec des bottes en caoutchouc et une perche en frigolite, sans tenir compte du tapis de fakir posé en bout de sautoir. Dieu merci, sur Megaphone's Judas, Juan repart de zéro, il oublie tout : ce qui s'est fait, ce qui se fait, ce qui se fait pas. Le résultat, qui défie toute description, est bien parti pour pourrir les nuits des taxinomistes de la chose musicale. Confronté au même problème, on préfère s'en sortir par une entourloupe, en passer par l’art et qualifier le bazar de performance, de happening : un truc de malade, de fou furieux, opaque dans ses intentions, sidérant dans ses effets, un numéro de funambule qui, titubant sur le fil du rasoir, suscite parmi la foule un inconfort fasciné. De plus, happening, c'est raccord avec le background du gaillard, bien plus large et arty que ne le suggère son personnage de comique ertébéien, ce costume d’hurluberlu de service (public) que l’on imagine pour le coup bien encombrant. Le message doit passer : nul besoin, pour apprécier un disque qui se pose franchement à côté, ailleurs, très loin, d’être un inconditionnel de l'humour ronronnant de ce Jeu des dicos qui, une semaine sur deux, ne vaut d'ailleurs que pour les délires zézayés de Juan, îlots de nonsense dans un océan de blagues à deux balles sur le FDF ou le pouvoir d’achat. Qu'est-ce qui a changé en deux ans ? C'est tout bête : Juan, comme interprète, a pris de l’assurance. Et ça change tout. Il ne sait toujours absolument pas chanter mais plus jamais il ne cherche à faire comme si. Il hésite, il jappe, il chevrote comme jamais, sa langue bute, fourche et trébuche, ça chuinte, ça crachote, on entend la salive, mais c’est de ces travers mêmes que le disque, cette fois, tire force et singularité. Grisant numéro de transformiste au gré duquel Juan donne vie à mille personnages inoubliables, tour de chant borderline où se succèdent un Judas à mégaphone, un forain lubrique, un jeune marié à cran et un hispano hystéro, entre autres individus bien mûrs pour un séjour chez le docteur Derscheidt. Pièce maîtresse du disque, construite autour d'une mélodie minimaliste d’une rare élégance, Ma trapéziste élève le namedropping au rang de grand art, potassant who’s who et bottin mondain, listes électorales, catalogues d’expos et magazines pornos pour orchestrer une démentielle partouze où se mêlent et s'entrechoquent, dans un tourbillon de références hétéroclites, les cuissardes argentées de Barbarella et la lippe XXL de Raoni, le bâton de berger de Justin Bridou et les (japo)nénés de Katsumi, la moustache de l’immonde Olrik et la barbe constellée de panure du capitaine Iglo, les engelures d’Edmund Hillary, la bouille d’ourson dément de Daniel Johnston, les yeux de grenouille de Jacques Simonet, les vilaines peaux de Justine Henin et de Mike Kelley, les grosses lunettes de Jad Fair et de Nana Mouskouri. Présenté ainsi, ça sonne potache ; en vrai, c'est étourdissant. Le reste, tout aussi flippé, est de plus en plus flippant : si les premières plages, bercées par le ressac hypnotique qui pulse des platines de l’excellent Mig One, sont des plus accueillantes, le disque s’enfonce par la suite dans l’inconfort et la psychose, les saynètes schizos s’enchaînent et se radicalisent et l’auditeur d’être tiré par les oreilles dans un univers alternatif hanté, piégé, possédé, aux perspectives biscornues, aux couleurs acides et baveuses, aux dangers partout tapis, qui n’est pas sans rappeler ces cartoons underground et zarbis dont L’Oeil du cyclone faisait jadis ses choux gras. Pèlerinage sur les hauts lieux du tourisme-catastrophe (Dolly, comptine noire à la façon des regrettées Brochettes), remake en camisole de Radio-Londres (Ciguë et amiante), récit d’une nuit de noces pourrie par Kewlox (Putain/Purée), Eurovision déviante où le cérémonial des points tourne au décompte macabre (Suicide One Point) : c’est pas du Cabrel, c'est pas du Cali. Il faut dire que Miam Monster Miam, qui supervise, a mandaté auprès de Don Juan une très fine équipe : de la précision hip-hop de Mig One à la pochette génialement consternante du trop rare Pierre La Police, des sévices infligés à son Commodore 64 dans sa cave verviétoise par l’énigmatique Chantal Goret aux arrangements tout aussi fêlés des Enfants de Zardoz, d’un Android 80 parfait dans son costume d’Alan Vega new-wave (Judas Escariot, taillé pour les charts… de 1983) aux interventions théâtrrâââles de la comédienne Isabelle Wéry, tout le monde y met du sien, y va de son grain, fait son petit possible, pousse le projet de toutes ses forces. Et, comme souvent chez Freaksville, caravane de l’étrange qui poursuit cahin-caha sa route de futur label culte, c’est ce vivifiant esprit de troupe, cet allant branquignol et forain qui, en soufflant fort dans son dos, parvient à faire rouler loin cette nouvelle perle de pop excentrique, digne, dans sa folie, des premiers Brigitte Fontaine.

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