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2. La Trinite Est Elle Biblique W/Past. J.Mellon; Rev H. Harris; Fr C. Damour

La Trinite Est Elle Biblique W/Past. J.Mellon; Rev H. Harris; Fr C. Damour

Samedi 6 Mai 8PM Brase Lide Show @ Radio Comedy FM Avec l'animatrice Berlotte Antoine B et les invites: Pasteur Clarence Lapointe de l'église de Dieu de Clarkson; Sister Violette Royer De l'église de Dieu Victoiree par la Foi: Pasteur Jean Mellon De l'église de Dieu Victoire par la Foi; Chalot Damour de l'eglise de Dieu de Clarkson; Pasteur Enel de l'eglise Piscine de Bethesda: Rev Pasteur Dr Harold Haris de l'Institut Evangelique Biblique Frere Charlot Damour de L'eglise Clarkson Pour ecouter: www.radiocomedyfm1.com Audionow 712-432-2867 The show will be followed by a conference on Saturday May 13

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3. Introduction-French

Introduction-French

EARL POWELL Bonjour, je m’appelle Earl Powell et je suis le directeur de la National Gallery. Je suis enchanté que vous ayez décidé de venir aujourd’hui et j’espère que ce Director’s Tour enrichira les moments que vous passerez dans notre musée. Il couvre tout un éventail d’oeuvres de notre collection permanente, notamment certains des tableaux les plus appréciés du public. Tous ont été créés entre le XVe siècle et le début du XXe siècle. Lorsque vous trouverez une oeuvre sur laquelle vous souhaitez entendre un commentaire, vous entendrez ma voix, ou celle des conservateurs ou, encore, celles des autres spécialistes de la National Gallery, qui connaissent le mieux ces oeuvres. Vous devez maintenant vous trouver dans la rotonde du bâtiment ouest qui est de forme circulaire. Lorsque la National Gallery a ouvert ses portes en 1941, c’était le seul bâtiment construit. Cette structure de qualité néoclassique est la dernière de ce genre à avoir été construite aux États- Unis, et c’est certainement l’une des plus majestueuses. Elle a été offerte à la nation par le grand banquier et collectionneur d’art Andrew Mellon. C’est le premier des fondateurs qui a fait don d’oeuvres d’art pour commencer cette collection extraordinaire. En 1991, nous avons célébré le cinquantenaire de la National Gallery. Au fil des années, de nombreux autres donateurs généreux nous ont offert des oeuvres d’art, ont partagé leur expertise et leur passion de collectionneurs avec le peuple américain et les visiteurs du monde entier. Le dôme qui se trouve au-dessus de vous a été conçu par l’architecte américain John Russel Pope sur le modèle du Panthéon, un temple classique qui était dédié aux dieux durant la période de la Rome antique. Il espérait que cette structure rappellerait la grandeur et la majesté de l’architecture européenne et il a très certainement réussi son objectif. Le modèle utilisé avait des proportions classiques, un grand plafond à caissons et un vaste espace servant de point central pour tout le bâtiment. C’était, pour le musée, une inspiration idéale car la National Gallery est un Panthéon dédié non aux dieux mais aux artistes. Vous verrez dans le musée le tableau qui montre l’intérieur du Panthéon original. C’est une oeuvre de l’artiste italien Giovanni Paolo Panini qui a réalisé de nombreuses vues semblables comme souvenir pour les riches touristes se rendant en masse en Italie au XVIIIe siècle. De cette rotonde, le bâtiment ouest s’étend sur deux ailes symétriques. Leurs salles sont remplies de chefs-d’oeuvre de l’art européen et américain. Elles vous attendent. À vous de commencer votre visite dans l’ordre que vous désirez. Vous trouverez les numéros de votre Director’s Tour près des cartels de nombreuses oeuvres. Composez le numéro sur votre Acoustiguide, appuyez sur la grosse touche ovale sur laquelle est indiqué « Play » et profitez au maximum de votre visite. NARRATOR Vous pouvez suivre cet Acoustiguide dans n’importe quel ordre et à votre propre rythme. Cherchez les oeuvres identifiées par le symbole du tour audio et un numéro. Composez ce numéro sur le clavier, puis appuyez sur la grosse touche « PLAY ». Pour mettre en pause, appuyez sur la touche située au dessus, dotée d’un carré. Si vous appuyez deux fois sur cette touche, votre sélection est annulée. Vous pouvez alors composer un nouveau numéro et appuyer de nouveau sur « Play ». Le volume se contrôle sur le côté du lecteur. Vous êtes maître de votre propre tour.

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4. Ginevra de’Benci, Leonardo-French

Ginevra de’Benci, Leonardo-French

DAVID BROWN Ginevra de’Benci est un tableau extraordinaire, notamment pour la raison qu’il n’existe que très peu de tableaux du grand Léonard de Vinci. À ma connaissance, il n’y en a que 19. De fait, ce génie avait tant d’autres d’intérêts qu’il lui restait peu de temps à consacrer à la peinture. Lorsque j’ai commencé à travailler à la National Gallery en 1974, c’est le premier tableau dont je me suis occupé. Il était accroché dans un coin, tout seul. Nous l’avons installé avec les autres tableaux italiens et quatre gardiens lui tiennent compagnie. Depuis son acquisition par le musée, en 1967, c’est le plus célèbre de nos tableaux italiens, non seulement à cause de sa rareté, mais parce que je pense que Léonard de Vinci nous interpelle - nous, hommes du XXIe siècle - à cause de sa fascination pour ce qui est nouveau, et de son intérêt pour la science, la technologie et l’art. Ces centres d’intérêt sont déjà évidents dans ce tableau, même s’il a été peint alors que Léonard de Vinci n’avait que 22 ans. C’est le portrait d’une jeune Florentine, fille d’un banquier qui travaillait pour la puissante famille des Médicis. Elle n’avait que 16 ans. Le tableau a probablement été peint à l’occasion de son mariage avec un veuf deux fois plus âgé qu’elle, ce qui arrivait souvent à l’époque. Les portraits de femmes étaient, auparavant, de profil dans la plupart des cas, mais Léonard de Vinci choisit de faire poser Ginevra selon la nouvelle mode, de trois quarts, nous montrant ainsi mieux ses traits et sa personnalité. Auparavant, les portraits étaient réalisés à la tempera qui est un médium utilisant du jaune d’oeuf comme liant. Mais Léonard de Vinci a utilisé de l’huile, qui permet un maniement beaucoup plus fluide et plus souple de la peinture. Cette technique était parfaite pour représenter la nature qu’il observait avec la plus grande attention. Regardez le buisson de genièvre derrière Ginevra par exemple. Léonard de Vinci montre les détails de ses branches épineuses, plus fournies à certains endroits et plus légères à d’autres, avec un ciel transparent. Le genièvre sert d’arrière-plan à la tête de la jeune fille et attire notre attention sur l’extraordinaire subtilité avec laquelle son visage est peint. Ses lèvres, par exemple, ne sont pas définies par des lignes mais par un changement presque imperceptible de couleurs, de l’ivoire au rose pâle ; et puis, il y a ces boucles merveilleuses qui bondissent et qui ne peuvent être que l’oeuvre d’un maître. Pour Léonard de Vinci, ces détails étaient dans la lignée de la nature faite également de l’atmosphère embrumée du fond et des arbres délicats se reflétant dans l’eau. Cette oeuvre est glorieuse mais, en réalité, ce n’est que la moitié du tableau. NARRATOR N’hésitez pas à passer de l’autre côté du tableau pour écouter le commentaire qui le concerne et composez le 3131. 3131. LAYER DAVID BROWN Le sceau de cire rouge qui se trouve dans le coin supérieur droit du verso de ce tableau montre qu’il a appartenu à la principauté du Liechtenstein pendant plus de deux siècles. Quand il a été acheté à la famille par le musée, grâce aux Fonds Elsa Mellon Bruce, ce fut un des grands événements de l’histoire des collections du XXe siècle. Aujourd’hui, son prix est inestimable. Les motifs peints au dos du tableau nous aident à comprendre le personnage de Ginevra. La partie gauche de la couronne est en laurier pour honorer ses qualités de poètesse amateur. La partie droite est faite de palmes, symbole de piété et de vertu et, au milieu de la couronne, il y a une petite branche de genièvre, comme un petit jeu de mots sur son prénom. En effet, ginepro, genièvre en italien, ressemble à Ginevra. Le genièvre est aussi le symbole de la chasteté, ce qui est tout à fait approprié pour une jeune épouse. Le fait est que Ginevra s’attirait les compliments de ses contemporains pour sa gentillesse, sa piété, son élégance et son intelligence. Mêlé aux branches se trouve un rouleau sur lequel figure une inscription latine qui résume le thème de ce tableau et qui pourrait se traduire par « la beauté orne la vertu », ce qui traduit le concept de la Renaissance selon lequel ce qui est vertueux est beau et vice-versa. Aujourd’hui, peu de gens y croient, mais ce concept résume parfaitement cette oeuvre d’art transcendante. DAVID BROWN Ce portrait de Léonard de Vinci, pour aussi merveilleux qu’il puisse être, n’est, en réalité, qu’un fragment du tableau original. Il est carré aujourd’hui mais, à l’origine, comme les autres portraits de l’époque de la Renaissance, ce devait être un rectangle vertical. Comme la couronne est coupée en bas, il n’y a aucun doute que ce tableau n’est pas complet. De fait, il existe un dessin des mains de Ginevra qui fait partie de la collection de la reine d’Angleterre, et nous avons récemment effectué, avec l’aide d’un ordinateur, une reconstruction numérique du format original du tableau de Léonard de Vinci en combinant les mains se trouvant au château de Windsor et notre portrait ici à Washington. Nous avons pu aussi finir la couronne qui se trouve au verso de ce portrait.

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5. The Annunciation, Van Eyck-French

The Annunciation, Van Eyck-French

DAVID BROWN Cette étonnante Annonciation du maître néerlandais Jan Van Eyck constitue probablement le tiers d’un triptyque ou d’un retable composé de trois panneaux. Il représente cet épisode crucial pour la chrétienté du moment où l’ange Gabriel annonce à la Vierge Marie qu’elle attendra l’Enfant Christ et où le Saint-Esprit descend sur elle sous la forme d’une colombe. Elle est remplie de la grâce de Dieu et le Christ commence son existence humaine. Derrière l’archange Gabriel, on lit « Je te salue pleine de grâce », une citation de l’Évangile selon Saint Luc. La Vierge répond et on voit derrière la servante du Seigneur l’inscription en lettres d’or écrite à l’envers afin que Dieu puisse la lire d’en haut. La vision de Van Eyck de ce magnifique ange souriant et vêtu d’une robe élaborée et ornée de pierres précieuses fait ressortir la simplicité et la pureté de la Vierge. La grande force de ce tableau réside dans la capacité étonnante de l’artiste à créer, à l’aide de la peinture à l’huile, des objets qui semblent complètement réels, des pétales du lys aux ailes de l’ange, du cristal du sceptre au riche coussin damassé du premier plan. Pour obtenir l’effet des fils d’or tissés de la robe de Gabriel, Van Eyck n’utilise pas de peinture dorée mais additionne de minuscules touches de peinture jaune qu’il croise avec des stries noires. C’est criant de vérité. On a l’impression de pouvoir toucher le velours luxueux. Si, à notre époque d’images à haute définition, la virtuosité de cet artiste nous semble remarquable, pour un fidèle du XVe siècle qui n’avait jamais vu une photo de sa vie, cela devait sembler véritablement miraculeux. Ce tableau est également impressionnant sur le plan intellectuel. C’est une oeuvre extrêmement complexe, d’une très grande érudition et d’une extraordinaire profondeur de pensée où presque tous les éléments sont riches de symbole. Cette oeuvre est exposée dans la toute petite salle près de la rotonde. Un programme informatique interactif vous permettra d’examiner les minuscules détails agrandis sur tout l’écran ou d’étudier un diagramme représentant la perspective de Van Eyck ou encore de voir à quoi ressemblerait le tableau sans les personnages. DAVID BULL Cette Annonciation fait partie des 21 tableaux achetés par Andrew Mellon à l’Ermitage de Leningrad, quelques années après la révolution bolchevique. Il en fit don à la National Gallery à son ouverture, en 1941. Les Russes étaient conscients des ravages que pouvaient générer les extrêmes variations de leur climat sur des panneaux de bois comme celui de Van Eyck. Ils utilisaient donc une méthode pour transférer les panneaux de bois sur de la toile. Le processus était, bien entendu, extrêmement délicat et pouvait être dangereux pour la peinture s’il n’était pas bien réalisé. Pendant la dernière étape du transfert, la toile a été repassée à l’envers de la peinture et le tissu même de la toile s’est imprimée comme de l’émail sur la surface lisse de la peinture originale. Ce fut une catastrophe, mais ce ne fut pas la seule. Comme vous le voyez, Van Eyck a construit la forme et la structure initiales de la robe de la Vierge en appliquant deux couches de peinture à l’huile gris- bleu. Puis il a utilisé des glacis bleu outremer profond pour décrire les formes et les ombres. La véritable catastrophe est qu’une fois le transfert fini et la surface protectrice retirée, tous les vernis bleu outremer avaient disparu. La silhouette de la Vierge Marie resta donc avec sa sous-couche bleu pâle plus claire, et elle ressemblait à une sorte de fantôme, un contraste d’autant plus fort que le personnage exquis de l’ange Gabriel était remarquablement bien conservé. La composition était tout à fait déséquilibrée et, pour rectifier cela, je savais qu’il fallait recréer le glacis bleu. Interférer avec un chef-d’oeuvre est une décision très difficile à prendre. Dans un tableau, c’est une chose que de refaire des petites zones, mais c’en est une autre que d’arriver à recréer un élément majeur. Heureusement, avec l’art et la réflectographie infrarouge, je pouvais voir les dessins sous-jacents où Van Eyck avait soigneusement défini chaque pli et chaque ombre du vêtement. Rien ne devait donc être inventé. Autrement, la restauration aurait simplement été impossible. La seule différence entre les conservateurs et les chirurgiens est que les derniers peuvent enterrer leurs erreurs. Cette restauration me prit des mois. Elle fut très complexe mais le résultat est là. DAVID BULL Tout d’abord, laissez-moi décrire comment le transfert a été fait. Pour commencer, plusieurs couches de papier ont été collées sur la surface de la peinture afin de la protéger. Ensuite, le panneau a été posé à l’envers sur une table, c’est-à-dire le côté peint contre la table. Le bois a alors soigneusement été retiré à l’aide de ciseaux et de rabot, révélant la fine couche d’enduit blanc appliqué par Van Eyck avant la peinture. Puis l’enduit blanc a été gratté en utilisant éventuellement un peu d’humidité. Il ne restait plus à ce moment que les couches de peinture placées à l’envers sur la table. Il a alors fallu encoller l’arrière de ces couches de peinture avec un adhésif blanc à base de plomb. Ensuite, la toile a été repassée, la chaleur et la pression la faisant adhérer. Pour finir, la toile a été tendue sur un cadre en bois et les couches de protection retirées. DAVID BROWN Cette Annonciation de Van Eyck, c’est la même chose que l’Ulysse de James Joyce. Presque tout ce qui y figure peut être interprété comme un symbole. En effet, l’artiste établit de très nombreux parallèles et contrastes entre l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. On y voit aussi la transition de l’idée d’un Dieu unique à la Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. Peut-être n’est-ce nulle part plus évident que dans l’architecture de l’église. Les arcs proches de la voûte sont arrondis dans le style roman ancien ou tout simplement romain, mais les arcs inférieurs sont en ogive, selon le nouveau style gothique. Cela se retrouve également dans les fenêtres. En haut, un vitrail unique montre Dieu debout sur un globe terrestre. Par contre, la tête de la Vierge se détache sur trois fenêtres qui représentent la Trinité chrétienne. Le symbolisme s’étend à la décoration du sol. Des scènes représentées dans des carrés alternent avec des médaillons ronds dans lesquels figurent les signes du zodiaque, indiquant que Dieu contrôle tout l’univers physique, y compris le mouvement des étoiles. À l’intérieur des carrés, des événements de l’Ancien Testament sont censés préfigurer ceux du Nouveau Testament. Tout en bas du tableau par exemple, on voit le jeune David tuer le géant Goliath, à l’instar du Christ qui va vaincre Satan.

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