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1. Deuce of Spades, Faith Granger, envers et contre tout !

Deuce of Spades, Faith Granger, envers et contre tout !

Deuce of Spades, Faith Granger, envers et contre tout ! Une jeune Française de 37 ans, passionnée d'art et de musique (elle a créé un Groupe : www.alternatefaith.com), s'acharne depuis quelques années à réaliser à Los Angeles, Californie, USA, une oeuvre cinématographique d'importance dans la mouvance de "American Graffiti" et de "The kalifornia Kid"... Deuce of Spades, est un film d’époque sur les Hot-Rod's des années '50 et '60 ! En 1975, je créais le premier Hot-Rod européen-continental, l'Old's-48 avec lequel j'ai parcouru l'Europe entière et avec lequel je roulais réellement quotidiennement... En 1979 je publiais "Chromes & Flammes", le premier magazine en langue française dédié aux Hot-Rod's et Custom's cars qui a atteint en quelques années 500.000 exemplaires mensuels en 8 éditions et 8 langues dans le monde entier. Cela fait donc 33 ans (nous sommes en début février 2008 lorsque j'écris tout ceci), que je baigne, littéralement, dans le Hot-Rodding..., ce qui m'a fait rencontrer des milliers de gens extraordinaires, dont R.Petersen l'éditeur du mythique Hot-Rod magazine et T.Mc Mullen l'éditeur de Street Rod magazine, ainsi que de multiples et géniaux constructeurs de Hot-Rod's et Custom comme G. Barris et J.Orhberg... entre autres. Je suis très fier, maintenant de vous présenter, sur www.GatsbyOnline.com, une jeune Française de 37 ans, émigrée aux Etats-Unis depuis une vingtaine d'année ou elle a créé un groupe musical "Alternate Faith" et s'est passionnée pour le Hot-Rodding, au point de se lançer dans la production, la mise-en-scène et le tournage d'un film d'époque sur les Hot-Rod's des fifties : Deuce of Spades ! L'interview exclusive de Faith Granger... (Réalisée en février 2008) Patrice De Bruyne : - Faith Granger, ce nom semble lié au cinéma avec Stewart Granger, né le 6 mai 1913 à Londres en Angleterre... C'était un acteur célèbre, il a joué dans “Les mines du roi Salomon” en 1950 avec Deborah Kerr, il fut explorateur dans “Au pays de la peur” en 1951 avec Cyd Charisse, puis le héros de “Scaramouche” en 1952 avec Janet Leigh et du “Prisonnier de Zenda” en 1952 avec à nouveau Deborah Kerr, film dans lequel il affrontait son vieux complice James Mason..., sa distinction aristocratique le désignait ensuite pour incarner le dandy célèbre du “Beau Brummell” en1954 avec Elizabeth Taylor..., les grands cinéastes se le sont ensuite disputés : Fritz Lang travaillera avec lui sur “Les contrebandiers de Moonfleet” en1960, George Cukor avec “La croisée des destins” en1955 avec Ava Gardner... et Richard Brooks l'année suivante avec “La dernière chasse”... Faith Granger : Il y a beaucoup de Granger dans le monde du cinéma mais je ne suis liée à aucun d'eux ! Patrice De Bruyne : - Ahhhhhhh !!! Je croyais qu'il existait un lien de parenté avec vous, la Faith Granger qui se lançe dans un film retraçant le mythe automobile américain issu des mêmes années '50 ou Stewart Granger était la Star. Donc, en réalité, il n'existe aucune filiation..., dommage ! De plus, Stewart Granger est un nom modifié par un certain James Stewart, homonyme de James Stewart..., pour ne pas être confondu avec l'acteur James Stewart... Faith Granger : Patrice, je ne suis pas très "vous", alors, si ca ne te dérange pas, on se tutoie ? Patrice De Bruyne : - Avec plaisir, ce n'est pas tous les jours que je me fais tutoyer par une metteur en scène, productrice, directrice de production et même actrice Hollywoodienne ! Chanteuse et instrumentiste dans son propre groupe de Rock américain aussi ! Mazette !!! C'est pareil que si j'avais gagné à la super loterie... Faith Granger : - Bon..., j'entre en tournage dès demain pour le restant de la semaine, donc, il te suffira d'écrire que je suis Française, née à Nice, que j'ai vécu à Beyrouth pendant de nombreuses années, ville ou mon père, Français, travaillait à la mission Française... Patrice De Bruyne : - Qui est Faith Granger ? Faith Granger : - Je suis auteur-compositeur-interprète depuis l'âge de 11 ans et j'ai été musicienne toute ma vie. C'est en grande partie pour cela que je suis venue à Los Angeles il y a 20 ans de ça. Mon groupe ALTERNATE FAITH a toujours un site-web, si les lecteurs de ton site www.GatsbyOnline.com veulent le visiter, c'est : www.alternatefaith.com Patrice De Bruyne : Comment en es-tu arrivée au cinéma ? Faith Granger : L'art, c'est ma vie. J'ai eu l'occasion, durant ces dernières années, de faire des clips-vidéos pour mon groupe ALTERNATE FAITH, et j'ai découvert que j'avais pas mal de dons dans ce domaine. Ayant mis la musique en sourdine en 2005, j'ai à présent le temps d'explorer la cinématographie pour m'exprimer artistiquement. Patrice De Bruyne : - Comment en es-tu arrivée à te lancer dans la réalisation de "Deuce of Spades" ? Faith Granger : - Je suis passionnée de Hot-Rod's, je m'en suis construite un avec lequel je roule quotidiennement... Un jour, j'étais allée très loin d'ici, au lac salé d’El Mirage, le lieu de pèlerinage de tous les mordus de vitesse, de risques incensés et de Hot-Rodding… Je traversais cette étendue sacrée comme une lame de sabre tranche l’air, comme une comète traverse le ciel. J'étais seule, il n'y avait que le bruit du vent et le rugissement de mon V8 alimenté par trois carburateurs Rochester's… et aussi les battements de mon cœur. Patrice De Bruyne : - La poussière a un arrière goût âpre qui accroche a la gorge ! Faith Granger : - Oui..., peut-être aurais-je du garder la bouche fermée quand j’ai écrasé le champignon, mais l’accélération me surprend toujours et je ne peux m’empêcher de sourire... Devant moi, il y avait presque dix kilomètres de néant, plat, s’étirant jusqu'à perte de vue. Rien ! Aucune raison de ralentir, d’hésiter ou de me retenir. Nous étions seuls, là, mon Hot-Rod et moi. La civilisation était loin derrière..., le temps suspendu. Plus rien ne comptait, n’existait... Tout s’effaçait pour mieux renaître dans ma tête. Patrice De Bruyne : - La terre promise ? Faith Granger : - Le roadster noir dansait comme un diable sur le sol inégal... et cette poussière, cette poussière sacrée..., laissait derrière nous, mon Hot-Rod et moi, un sillon doré, doré comme le soleil qui se couchait à l’horizon. Patrice De Bruyne : - C'est comme une communion sexuelle avec le soleil, toi et le Rod... Faith Granger : - Non, plutôt une communion spirituelle ! Pas un arbre, pas un cailloux, pas même une pousse d’herbe qui puisse me trahir. N’ayant aucun point de repère, je ne saurai jamais à quelle vitesse j’ai rejoint le soleil. Tout ce que je savais, c’est que maintenant il me fallait lever le pied, ralentir et commencer à faire demi tour... Patrice De Bruyne : - Déçue ? Faith Granger : - Sans doute, oui, car je voulais que ce moment dure toujours. Mon volant a fait trois tours et bientôt mon Ford et moi avons tourné le dos au soleil et nous nous sommes dirigés vers le cœur même du lac salé. Enfin, notre voyage était fini. Tous les deux nous sommes restés là à regarder le coucher du soleil, émerveillés par cette beauté immaculée. Patrice De Bruyne : - C’est là que les Hot-Rodder's venaient faire la course au temps dans les années cinquante, non ? Faith Granger : - Exact Patrice, essayer de le rattraper peut-être… C'étaient les "Golden-Years" de l’automobile, du Hot-Rodding Americain. Je les imaginais, couchés sous leurs roadsters à la belle étoile, attendant que le soleil se lève, impatients de pouvoir être les premiers en ligne le lendemain, pour les "Time Trials" de la S.C.T.A … Je les voyais, torses nus sous un soleil de plomb, souriant, radieux, leurs muscles saillants sous leurs peaux luisantes de sueur, poussant de toutes leurs forces les Hot-Rod's pour leur donner des ailes... Johnny était l’un deux... Patrice De Bruyne : - Intérèssant cette vision du Hot-Rodding vu par une jeune femme, on sent une sexualité à fleur de peau... Faith Granger : - Les Hot-Rod's, c'est très sensuel, Patrice... Patrice De Bruyne : - Et ce Johnny, c'est la vedette de ton film je suppose ? Faith Granger : - Pas la vedette... le Héros...! Mais alors que j'embrassais son souvenir avec mon âme, avec mon coeur..., il ne restait rien, rien, rien qu’un lac mort et une jeune femme Française qui rêvait, assise seule derriere le volant de son vieux Roadster. Patrice De Bruyne : - Alors ? Faith Granger : - Alors, j’ai ouvert la porte et j’ai mis pied à terre. Ma robe en soie s’est soulevée dans le vent... Debout dans cette immensité, il m’a semblé le voir, Johnny Callaway, mon Johnny… Johnny qui avait construit le "Deuce of Spades", le fameux Hot-Rod Roadster que personne ne pouvait jamais battre. Johnny le téméraire. On est immortel quand on a 22 ans…Tu volais si haut Johnny, rien ne pouvait te toucher, mais comme Icarre, tu es tombé un jour… Et cette histoire c’est ton histoire, c’est l’histoire qui m’a inspirée pour en faire un film. Patrice De Bruyne : - Tu as donné le nom de son Hot-Rod à ton film, c'est plus qu'un film sur le Hot-Rodding, c'est aussi une histoire d'amour très touchante... Un conte moderne pour adultes ! On le sait depuis toujours, l'amour se sublime dans la tête autant que dans les corps... et dans les mots... et dans les films ! Faith Granger : - Redonner vie à toute une époque, revivre ces moments bénis, revoir tous ces Hot-Rod's, entendre à nouveau le rugissement de leur moteurs et cette musique, oui..., c’est 1955 et tout est encore nouveau, excitant, enivrant. C’est le réveil, c'est mon réveil et j'espère que ce sera aussi le réveil de tous ceux et celles qui verront "Deuce of Spades" ! Patrice De Bruyne : - Alors voilà. Ironie du sort : Il aura fallu une jeune Française de 37 ans, mordue de Hot- Rod's, résidant à Los-Angeles, pour faire un film sur les Hot-Rod's. Cela fait trente ans depuis les mythiques "American Graffiti" et "The Kalifornia Kid"..., depuis, rien, plus rien... En fait, tu relançes le Hot-Rodding-movie via Hollywood, tout comme Lawrence Kasdan a relancé le Western avec Silverado en 1985, film qui a lançé Kevin Costner, Kevin Kline, Scott Glenn et Danny Glover... Faith Granger : - Ce film, "Deuce of Spades", j’en rêve depuis que j’ai acheté mon Hot-Rod Roadster. Et depuis, je travaille dessus comme une acharnée, avec toute la passion qui me dévore. J’ai écrit le script durant l’hiver 2007, après avoir fait un travail de recherche très important pour m'assurer que tous les détails soient authentiques. Patrice De Bruyne : - Ta vision ? Faith Granger : - Ma vision ? Un vrai film de Hot-Rod's avec beaucoup de profondeur et filmé de façon artistique, ce qui n’a d’ailleur probablement jamais été tenté ! Patrice De Bruyne : - Quel est le script ? Faith Granger : - Dans le film "DEUCE OF SPADES", une jeune femme moderne mordue de Hot-Rod's achète un Ford 1932 et le conduit partout. Cette voiture, c’est le seul amour de sa vie. Mais la voiture a un secret. En faisant des réparations, la jeune femme découvre, coincée dans les entrailles du Roadster, une lettre d’amour datant de 1955. Cette lettre l’encourage à faire des investigations pour en savoir plus sur le passé de la voiture et sur le mystérieux "Johnny" qui a signé la lettre. Patrice De Bruyne : - Et de découvrir pourquoi il ne l’avait jamais postée ! Faith Granger : - A travers plus de 60 minutes de flashbacks en sus des 80 minutes de la quète de la jeune femme (le film dure 2h10), on va revivre l’histoire tragique de Johnny et on retraçe ses pas en ce fameux mois d’Octobre 1955.... Ayant découvert la vérité, il restera à la jeune femme une mission encore bien plus difficile… Mais, j’en ai deja trop dit… Patrice De Bruyne : - Pour pouvoir le réaliser, ce rêve, ce film, il te faut détourner des obstacles insurmontables, faire l’impossible, ouvrir des portes qui étaient fermées a double tour... Porter tout ça à bout de bras, sans budget, sans aide, il faut vraiment le vouloir, vraiment y croire. Tu es devenue la Jeanne D’Arc des Hot- Rod's, non ? Faith Granger : - Pire encore... C’est le plus grand défi que je me serais jamais lançée, mais il me faut te l’avouer : J’aime les défis. Alors, un a un, j’ai réuni tous les éléments dont j’avais besoin. Un à un, les Hot-Rodder's se sont mis derrière moi, offrant leurs vielles voitures, leurs maisons, leurs talents, leur aide et de miracle en miracle, l’impossible est devenu possible. Patrice De Bruyne : - On commence à parler de ton film qui va naître, "Deuce of Spades".. Je suis fier de le présenter dans www.GatsbyOnline.com ! Faith Granger : - Merci pour ton soutient moral, Patrice, cela me met un baume sur le coeur ! Je sais que tu as toujours été un vrai fan' des Hot-Rod's. Et ce film il est pour vous tous. Le monde du cinéma Hollywoodien commence à frapper à ma porte, voulant mettre main mise sur mon film. Et moi je répond avec un sourire, "Merci, mais non, merci". Ce film, je vais le faire toute seule. Il restera ma vision, mon rêve, et un rêve, ça n’a pas de prix. Le profit, je n’en franchement ai rien à foutre, ce qui compte pour moi, c’est de raconter l’histoire de Johnny Callaway, et de vivre une grande aventure cinématographique. Patrice De Bruyne : - Ce qui compte, c’est de créer... et de créer quelque chose qui a une âme. Pourtant c'est dur... J'ai créé bien des choses, des magazines, des livres et aussi des automobiles..., le succès vient parfois en extrème minute, au moment ou la désespérance est la nourriture des jours et nuits... Faith Granger : - Ce film, c’est mon enfant. Et un enfant, ça ne se vend pas. Et bientôt, l’enfant va commençer à grandir tellement qu’il me faudra réviser mon plan d’attaque initial. Finie, l’idée de faire ça à la va-vite, avec ma petite camera vidéo. Je vends donc tout mon petit matériel d’amateur et je racle les fonds de tiroirs pour pouvoir acquérir un minimum de matériel professionnel de base. Toutes mes finances y passent. Patrice De Bruyne : - Faire un film, même sur une petite échelle, ça n’est pas bon marché ! Faith Granger : - Bientôt, moi aussi je dormirai a la belle étoile, sous mon Hot-Rod Roadster, si tu vois ce que je veux dire ! J'ai passé tout l’été 2007 à faire mille et une investigations et je me suis jetée corps et âme dans cette phase d’apprentissage. J'ai fait la sélection d'un nouveau matériel haute définition avec des objectifs 35mm qui me permettent d’avoir un look plus "film", avec une très belle profondeur de champ, tout en restant sur un format digital possible... et avec un minuscule budget. Dernier défi, et probablement le plus grand : Apprendre a devenir cinématographe toute seule... et en moins de six mois, tout en continuant à travailler durant la journée... et oui, il faut bien payer ses factures. Patrice De Bruyne : - Un véritable tour de force ! Faith Granger : - C’était de la folie pure. Mais après tout je suis Française... et le cinéma, c’est dans nos gènes, à nous les Français et Françaises ! J'ai donc réussi à assimiler 4 ans de connaissances en quatre mois... et à devenir une vraie "one-man-show", pouvant tout faire : Mise en scène, décors, maquillages, caméra, son, cinématographie, éclairages, montages, musique. Pour mettre tout ceci en pratique, j'ai décidée de réaliser un court métrage "The bench" (Le banc public), histoire de tester mes capacités et mon nouveau matériel. (www.bettatalk.com/the_bench.htm) Patrice De Bruyne : - Et maintenant ? Faith Granger : - A présent, plusieurs centaines d’acteurs Américains frappent à ma porte dans l’espoir d’obtenir un rôle dans "DEUCE OF SPADES", pour faire partie de cette aventure formidable. L’un deux, Eric Callero, donne enfin un visage a Johnny Callaway. Un visage très "fifties" avec des yeux plus bleus que le ciel de Californie lui même. J'ai fini de trouver les "sets" dont j’avais besoin pour filmer mes scènes d’époque. On m’a offert une piste d’atterrissage pour filmer les séquence de drag "Saugus", on m'a donné même accès au Musée Petersen et à des voitures rarissimes, appartenant au "Automobile Driving Museum"… Et me voila à présent, prête à continuer le tournage de "DEUCE OF SPADES" sur des bases solides. Patrice De Bruyne : - Filmer sans budget, c’est encore un défi supplémentaire. C’est presque impossible ! Faith Granger : - Parfois, des fan's de Hot- Rod's et de mon projet, m’aident en faisant de petites contributions financières à travers mon site internet (www.deuceofspadesmovie.com). Ca n’est pas beaucoup, mais ça soulage toujours et ça m’aide. Je travaille souvent seule ou avec une équipe d'un ou deux volontaires. Il me faut tout faire moi-même. Etre partout à la fois, travailler parfois 26 heures d’une traite. Jusqu'à l’épuisement total. J’ai parfois filmé sous un soleil meurtrier, en plein désert, avec des températures de plus de 47 degrés. Debout pendant des heures à filmer les vielles voitures … J’ai cru que nous allions tous mourir… Une autre fois, arrivée sur le lac salé, je suis tombée sur une vraie tempête de sable. Impossible de voir à plus loin de 2 mètres dans toutes les directions. Impossible de savoir ou j’étais… Mais j'ai réussi à filmer la colonne de sable et j'ai décidée de l’incorporer au film dans une scène. Une autre fois, filmant la ligne de départ, un 32' coupé 3 fenètres a trop acceléré et m’a entièrement recouverte de poussière. Mais l’effet était très beau, alors j'ai décidé de garder la séquence. Patrice De Bruyne : - Le hasard fait bien les choses… Faith Granger : - Le film progresse. Je sais qu’un film ça prend au moins trois ans à faire, alors je dois être patiente, ne pas bâcler les choses surtout..., mais avec déjà plus de 20 heures de métrages "Roll-B" filmées, le film promet de montrer tous les aspects de la culture Hot-Rod actuelle (Hot-Rod-shows, cruising's, courses de dragster, courses S.C.T.A sur le lac d’El Mirage, etc.etc...) ! Patrice De Bruyne : - The show must go on… Faith Granger : - Oui... The Show must go on... Sans oublier les flashbacks, avec des endroits authentiques des années cinquantes, vieilles stations d’essence, Speed shop's, diner's, avec plus de voitures d’époque qu’on a jamais réunis depuis longtemps, avec aussi des séquences de dance Swing endiablées, avec de la musique rock’n’roll et doo-wop... Patrice De Bruyne : - DEUCE OF SPADES promet donc de ressusciter la belle époque et de remettre les Hot-Rod's en valeur, en premier plan, comme ils le méritent ! Faith Granger : - Du moins, j’en ai l’espoir. Pour plus de détails, ou pour faire une donation pour aider le tournage, veuillez visiter le site internet : www.deuceofspadesmovie.com Deuce of Spades, Faith Granger envers et contre tout... Deuce of Spades, un grand film en miroir d'une vie qui ne fait que commencer... Cela fait plusieurs années que j'observe et commente ce qu'a entreprit Faith Granger avec son film. Je pense avoir été le premier à réaliser un interview d'elle... et à décrire brièvement sur www.GatsbyOnline.com ce que fut sa vie en ce compris ses efforts pour arriver à créer... Il manque quantités d'aspects : sa vie enfant, puis adolescente et pré-adulte, partant aux USA pour y jouer de la musique d'essence hippie en créer un groupe que pas grand monde n'a pu écouter... Mis à part quelques photos découvertes sur le web, que j'ai pu enregistrer mais dont les originales ont disparu depuis, comme si Faith Granger voulait cacher son "avant", j'ai également découvert sa vie de "Hot-roddeuse" sur divers blogs lorsqu'elle a découvert son Hi-Boy Modèle'B"32 Ford Hot-Rod, qu'elle l'a restauré puis participé aux "réunions" de Hot-Rod en Californie... Tout ce que j'ai pu collecter se trouve ci-avant, sur ce panneau. Comme beaucoup de gens, elle n'avait plus grand chose à espérer de la vie, qui plus est la vie passant et le temps faisant son œuvre, elle arrivait à un moment ou il faut risquer tout jusqu'à soi-même pour réussir tout ou n'importe quoi (ce qu'on nomme "faire quelque chose")... Et là, c'est remarquable, qu'elle a du se dire que ses seules richesses étaient elle-même et son Hot-Rod... et qu'elle a pu s'imaginer devenir réalisatrice-productrice d'un long métrage ou son Rod serait la vedette... L'histoire de ce film avec un Johnny qui disparait d'un néant imaginaire et ou le Hot-Rod devient son seul vestige fantasmé, doit sûrement renfermer les secrets du passé de Faith Granger ! Mais ce qui est le plus admirable, c'est d'avoir pu tourner ce film et d'en arriver à une commercialisation, même si celle-ci ne se fera (sans doute) que par la gravure de DVD vendus via le web... et aussi par l'apport financier d'une quantité indéfinie d'enthousiastes issus du Hot-Rodding. Plus que l'histoire de son Johnny, c'est l'histoire de Faith Granger en quête d'une existence dans un ailleurs meilleur, qui mériterait qu'on en fasse un livre ainsi qu'un reportage... Mais (bis) les Hot-rodders ne lisent pas..., sauf si c'est court et si c'est simple..., d'où le film... La encore, Faith Granger a le mérite d'avoir pu (ou su) s'analyser en analysant la (sa) vie... Je ne sais pas ou elle va arriver dans sa course folle..., j'en aurait un indice si elle vend ou non son Hot-Rod, soit que son film l'aura rendu comme mythique et que ce serait une opportunité, soit que ce sera une nécessité pour revivre..., soit qu'il représentera un échec (comme quand j'ai vendu mon Hot-Rod Citroën Traction Hi-Boy)..., à moins que tout aille si merveilleusement qu'elle en fera son amant mécanique... Quoiqu'elle fasse, c'est son voyage qui est le plus intéressant, c'est comme notre vie, le but n'a aucune importance puisque c'est la mort..., c'est le chemin pour y arriver qui est extraordinaire d'autant que si nous sommes notre propre éternité, notre vie est apparemment éternelle puisqu'on ne peut se rendre compte qu'on est mort ! Alors, si vous voulez aussi vivre ce moment d'éternité..., achetez le DVD de Faifh Granger et sachez le regarder entre les images... : http://www.deuceofspadesmovie.com/online_store.htm?Vl=1&Tp=2 Patrice De Bruyne - Quelqu'un... http://www.vimeo.com/16109299 http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=viewPosts&threadId=969&rubId=1 http://www.chromesflammes.com/main.aspx?page=viewPosts&threadId=1519&rubId=7 http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=323&cat=auto www.deuceofspadesmovie.com www.GatsbyOnline.com www.ChromesFlammes.com


2. Hot-Rod "The Wanderer"...

Hot-Rod

Hot-Rod "The Wanderer"... Me voici de nouveau entraîné dans une histoire infernale, tel un esquif sur une vague m'amenant dans un tourbillon… Je n'ai pas spécialement possédé de voitures dont je puisse avoir honte, mais j'en ai eu une petite série que j'ai pris un plaisir extrême à piloter et à regarder..., qui m'ont pourtant valu (et me valent encore, car j'en possède toujours quelques spécimens), beaucoup de gausseries, surtout lorsque ce sont des américaines.... Mon début de vie d'adulte : les années '60, '70 et surtout les années '80, l'époque de Chromes&Flammes... c'était une époque sans crise financière..., ou les rêves se réalisaient plus facilement..., ou il y avait moins de contraintes et d'obligations..., ou on croyait encore à l'Amérique, avant qu'on se rende compte qu'elle nous mentait, qu'elle infiltrait et corrompait nos politiques, nos vies, nos espoirs, nos rêves... On a cru à l'horreur nazie, on nous a fait croire au pire, obligé par des lois liberticides, écoeuré du Docteur Mengele qui réalisait des expériences atroces sur les prisonniers... mais on nous a caché les expériences américaines consistant à injecter du plutonium à des civils innocents pour voir comment ils se comportaient ! On nous a minimisé le bombardement de Dresde, on n'a pas hésité à atomiser des millions de femmes et d'enfants..., on nous a caché les radiations durables des bombes atomiques d'Hiroshima et Nagasaki, puis on nous a étourdi avec le Rock'And Roll et autres folies en nous faisant croire que l'avenir du monde était la consommation et la liberté américaine... Maintenant, 1/3 de la population américaine survit sous le seuil de pauvreté, ils n'ont plus de salaire, plus de retraites, ont perdu tous leurs maigres avoirs et toutes garanties, tous leurs espoirs et rêves aussi... L'Amérique a escroqué le monde de 200.000 milliards de dollars, à menti sur presque tout, à semé la haine, la misère, la zizanie et diverses guerres... et continue plus avant encore en étant complice de génocides, de vols de territoires, d'emprisonnements arbitraires et sans jugements, de torture, de non-respect des autres, de chantage économique et j'en passe... Imaginez le désarroi de gens comme moi qui ont aimé l'Amérique, qui en ont rêvé, qui collectionnent les voitures américaines et tout le tralala qu'on imaginait vrai..., Hollywood, Coca-Cola, les sucreries et hamburgers..., jusqu'aux faux sourires, faux-culs, fausses dents et faux semblants..., sans oublier la vie en rose, en photoshop, en dollars sur-imprimés, en subprimes et obligations pourries, en tours de passe-passe, de passe-droits... et de véto à l'ONU pour tout ce qui pourrait mettre à mal leur hégémonie... Tout ça pour quoi d'autre que faire consommer les imbéciles crédules qui sont incapables de lire des livres et croient que les films d'Hollywood sont la seule et vraie histoire... ? Les mêmes qui ingurgitent les médias-mensonges et les variétés débilitantes... puis qui saluent la bannière étoilée en hurlant, les armes à la main qu'ils croient en Dieu, à l'amour... avant de crever dans la misère ! Dans tout ce foutoir de merde..., quelle est encore la signification d'un cruisin, d'une réunion amicale de voitures américaines et de danses western... alors que le monde hait de plus en plus l'Amérique et ses fausses valeurs de grenouilles de bénitiers, ou on jure encore sur la Bible et ou il est indiqué "nous croyons en Dieu" sur les billets de banque... ? Depuis les mensonges américains d'après 1944... et surtout ceux du 11 septembre 2001..., le monde n'est plus le même, on est redevenu nazis..., les libertés les plus élémentaires sont peu à peu confisquées et on se sert de nos misères pour nous appauvrir d'avantage et enrichir ceux qui ne savent plus quoi en faire... Et je m'estime encore optimiste..., puisque je suis resté rebelle..., je suis un "Hot-Rodder"..., un "Wanderer" qui rêve et s'illusionne tout en faisant rêver et s'illusionner le monde... Mais qu'est ce que ça signifie, puisqu'inventé..., puisque construit sur le sable mouvant des mensonges..., puisqu'enraciné dans la négation des autres..., puisque fabulé dans l'industrialisation des cerveaux ?Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ! Je fais donc partie d'une génération manipulée, devenue désabusée, abâtardie de mythes mités, espérant encore en une rédemption hypothétique par le biais de rêves éculés... Pathétique ! L’existence d’un homme, souvent, utilise des voies complexes, surtout quand celui-ci décide de créer des magazines sur les Hot-Rods et Custom-Cars ainsi que les répliques et tout ce qui roule et est hors du commun..., un genre difficile à chroniquer qui ramène, sans ménagement, aux réalités de la vie, ce genre qui m'a souvent laissé, plus tard, comme deux ronds de flan dès qu’il s’est agi de gratter quelques lignes sur la conséquence de la cause qu’il était impossible de définir ou d’appréhender malgré maints efforts. Certains étaient (et sont encore) transportés sans demi-mesure, les yeux brillants d’un frêle espoir, unanimes et enthousiastes après tant de discordes passées, attendant sans plus en pouvoir, mes sages et doctes érections réactions. Ô malheur ! Du temps de Chromes&Flammes, quand j'avais fini de lâcher, des hauteurs de ma tour d’ivoire, un sibyllin et nonchalant "MOUAI$$$$$", quelle n'était pas l’opprobre qu’on jetait alors sur moi à coups de saillies ordurières que la bienséance m’interdit de retranscrire ici. Et de quelle ingratitude certains (certaines aussi) firent montre également quand, magnanime, je leur proposais de venir défendre leurs positions, avec leur hargne..., n'ayant droit en retour qu'à de simples ricanements, qu'à des sarcasmes et autres bassesses. Car c’est un fait qui résonne comme une condamnation ou comme un glas : le Customizing et le Hot-Rodding tiennent tout en entier dans ce "MOUAI$$$$$", cinglant..., réducteur très certainement. C’est terrible, ces engins qui vous lâchent entre la figue et le raisin, vous négligent entre la chèvre et le chou ! D’un côté, j'ai toujours (ou souvent) admis leurs nombreuses qualités..., vanté la liberté d’esprit créative de leurs géniteurs, célébré leurs voluptueuses hardiesses..., d’un autre, force m'était d'avouer un ennui poli, convenant d’un "post-modernisme" parfois agaçant, argumentant, vaguement, sur le style émoussé qui se donnait à peu de surprises, préférant le réalisme à l’emportement, au romanesque, au feu sous la chair. Car de qualités, le Hot-Rodding n’en manque pas, certes... et est un chapitre de l'histoire automobile qui m'a toujours fasciné. Les vieux satyres (dont je suis), goûtent en effet délicieusement à la douce exhalaison corrompue, aux formes généreuses... et aux Vénus de Botticelli qu'on fait poser à coté de ces engins pour les magnifier. Ah ! Quelle tâche ardue de parvenir à exprimer, alors que rien ne semble le prédisposer, ce mystère des jolies femmes en pots de fleurs décoratifs..., un ode à la femme et à leur exquise licence...., destiné à ce que les lecteurs regardent à moitié conquis, ces engins étranges, alignés au fil des pages telle une succession de tableaux vivants, chics et glacés, dégageant un maigre soupçon d’émotion, sinon peut-être quelques odeurs d’éternité figée, de grain de peau, d’opium, d’empesage des velours et cuirs. À l’image de ces jeunes femmes "en fleur" de peau ou en fleur de pot (que les ombres viennent éprouver ou mutiler), j’ai toujours été torpide, en attente, comme somnolant... et ce ne sont pas deux ou trois belles croupes ni poitrines variées qui m’ont fait prendre plaisir à ces mises-en-scènes charnelles, mais étrangement désincarnées, mais bien certaines automobiles... Quoique ! Nous sommes dans les nineties, j'ai déjà fait construire quantités de Hot-Rods pour mon plaisir et aussi dans le cadre de la promotion de mes mag's Chromes&Flammes : L'Olds'48, le Ford '47, le B'32, le Hi-Boy Citroën traction avant, le Novel "T"..., ainsi que le Trike V12... et quantités d'autres folies... Le hasard m'amène à acheter la totalité du fond de stock de la société AX&co qui assemblait en Belgique les DeLaChapelle Type 55 à destination du marché américain. 12 Ax&co DLC avaient été assemblées, dont deux seulement avaient été vendues aux USA. Toutes les autres n'avaient fait qu'un aller/retour et restaient invendues. Je les ai toutes rachetées. Comme seulement 95 DeLaChapelle ont été fabriquées (dont 40 au Japon) en plus des 12 Ax&co DLC, soit un total de 107 voitures..., à moi seul, j'ai acheté 10% de la production totale (20% des DeLaChapelle européennes) ! En sus, j'ai obtenu deux voitures complètes mais non assemblées ainsi qu'une carrosserie sans châssis. C'est cette carrosserie que je vais utiliser pour réaliser le seul et unique Hot-Rod Bugatti DLC... Durant la construction de cet engin unique au monde, Xavier DeLaChapelle va me proposer de créer une "synergie" avec de gros financiers américains pour fabriquer avec eux les autres créations DeLaChapelle : le Parcours, l'Atalante et les Juniors DLC : Ferrari, BMW et Bugatti. Malheureusement, les circonstances économiques d'alors ne permettront pas d'aboutir. Pour clore cette affaire, je vais avoir l'occasion d'acheter une des 2 seules DeLaChapelle Atalante, ainsi qu'une Junior Ferrari et 5 Junior Bugatti. Une Super "Chapelle" sur base mixte Atalante/55AX&coDLC, sera ensuite reconstruite et équipée d'un V8 Rover et boîte manuelle 5, mais c'est pour une autre histoire... En 1991 le Hot-Rod à carrosserie AX&co DLC est terminé. Train avant rigide "Jago" (qui fabriquait les châssis des Panther J72 et Deville), train arrière Jaguar XJ6, freins à disques, jantes Wolfrace en 15 pouces, pare-brise rabattable en alu plus saute-vent, capote, couvre tonneau, intérieur cuir... Seul souci, il est mal équilibré question design, la carrosserie a été montée trop haut et lorsque le pare-brise (trop haut lui-aussi) est relevé, le Hot-Rod parait pataud... Les tubes d'échappement sont d'un trop petit diamètre et le cul de la voiture est trop relevé... Je râle ! Mais, avec le pare-brise baissé, l'engin a immédiatement meilleure allure. Question conduite, c'est bof à cause du train avant rigide (mais magnifiquement beau)... et question confort c'est OK, quoique un peu étriqué question place et assez difficile pour en entrer et sortir avec la capote en place... J'obtiens assez facilement une immatriculation... et ce Hot-Rod va m'accompagner jusqu'en avril 2009... Durant presque 20 ans il va rester quasi inconnu, sauf en septembre 1995 ou il va faire l'objet d'un reportage dans le magazine Auto-Folie... et en 1999 ou il va être exposé pour la première, seule et dernière fois en public, dans un show à Kortrijk (Courtrai) en Belgique Flamande. Début 2009 au show de Essen (Allemagne), je rencontre Matthieu Lamoure, nouveau directeur de Bonhams Europe, qui m'interpelle en m'affirmant qu'il connait très bien Johnny Halliday (ils ont le même tailleur à Paris), qui cherche a acquérir les fameux Hot-Rods Chromes&Flammes... (la série complète relatée plus avant dans ce texte). Je lui stipule qu'il ne m'en reste plus que deux, le Novel "T" et le Wanderer... Il me jure qu'ils les lui faut absolument pour la vacation Bonhams de mai 2009 à Monaco. Grégor Wenner, patron Europe de Coys, informé par dieu sait qui, me fait la même demande concernant mes deux Hot-Rods... Quelques temps plus tard, je finis par accepter de placer le Hot-Rod Wanderer dans la vente Coys pour une estimation expertisée. Il est décidé de réaliser 4 pages/catalogue illustrées de bonnes photos "en action"... Et... Un jour d'avril 2009, avec mon ami Patrick Henderickx, nous partons réaliser des photos aux environ du lac de Genval dans le Brabant Wallon, près de Bruxelles... Il faisait un temps superbe en cette mi-avril. Je partais sur Genval, le lac..., invité par Coys pour réaliser toute une série de photos destinées au catalogue de leur vente de Monaco en mai... sous la promesse que Johnny Halliday en personne était plus qu'intéressé d'acquérir ce Hot-Rod... Waouwwww ! Que d'honneurs et de rêves. La journée s’annonçait prometteuse... Mon quotient de qui-vive était proche de zéro. Bien sûr pas tout à fait comme à mon bureau, car il y a une forme d’attention requise à l’égard du monde extérieur, mais néanmoins, ce sentiment de protection et de bonheur était perceptible et pouvait s’apparenter à la sensation lénifiante de : "je contrôle ma vie". Comme d’habitude. Le temps était magnifique... Une voiture est arrivée à vive allure... J'ai continué ma route... Mon quotient de qui-vive s'est affolé... La voiture devant moi, pleine face, s'est encastré dans la calandre de ma voiture, a rebondit sur la roue gauche, a décolle en biais comme si elle partait en vrille... et est passé à quelques millimètres du haut du pare-brise et de ma tête... J'ai même senti la chaleur du pot d'échappement qui éraflait mon crâne... Ce fut une vision fugace et extrêmement traumatisante... Je ne comprends toujours pas pourquoi ni comment... Cette douleur inconnue m'a fait une impression bizarre... Comme on doit l’être après un cauchemar... Ce n’était qu’un flash... N'était-ce qu'un flash ? Tout était donc vrai... La vie ne tient qu'à un fil... Le vide est au néant ce que le cadavre peut être à la mort : une représentation. Il est facile de se représenter le vide car il est contenu dans un contenant. Le néant n’existe pas en l’état sur terre : le ciel est bordé par les nuages, l’horizon ; on a toujours la perception d’au moins un sens quand on est conscient : l’ouïe ou la vue ou l’odorat, ou le toucher ( un vêtement ou le contact du corps avec un support ou même le contact de la langue dans la bouche), le goût ( de sa salive) ; l’oppression de la respiration quand on la retient si on cesse de respirer. Le néant c’est l’association symbiotique de concepts antinomiques qui devraient s’annihiler en vertu de toutes les lois connues mais qui deviennent réalité. Le néant c’est l’Être et le non-Être..., le passé, le présent et le futur..., le zéro et l’infini..., le bruit et le silence..., la vie et la mort..., l’horreur et la béatitude..., le conscient et l’inconscient... La néantisation serait- elle l’amorce de la désintégration de l’état inhérent à l’espèce humaine : l’osmose du corps, de l’esprit et de l’âme ; un instant de vacillement dans l’harmonie de cet état ? Alors les reviviscences de toutes sortes (cauchemars, flashes, dissociations) ou les phobies d’impulsion qui suivent sont-elles un effort inconscient pour retrouver cette harmonie ou au contraire pour accomplir ce qui n’a pas été achevé et tenter de passer outre cette barrière ? Est-ce l’une des trois forces qui agit en désordre ou les trois ? Les déchaînements fonctionnels avérés du cerveau en état de trauma interviendraient-ils dans ce processus et de quelle manière ? Est-ce l’esprit qui commanderait le processus neurobiologique de la néantisation..., ou est-ce la perception sensorielle (vue, toucher etc ...) de l’événement traumatisant qui commande à l’esprit de se néantiser ? L’état de néantisation est totalement différent de l’état de dissociation. Lorsque l’on dissocie ou plutôt que l’on est dissocié, on entre dans un monde où les repères sont logiques même s’ils sont faussés : on est dans un événement qui a réellement existé et qui est en train de se reproduire. La perception sensorielle est identique à celle ressentie durant l’événement réel. C’est le monde qui nous entoure qui n’est pas à sa place... En état de néantisation, il n’y a pas la perception de l’événement, il n’y a pas de perception sensorielle, il n’y a ni espace ni temps, il y a la perception, la conscience. Il y a également une grande solitude..., un abandon sans nom. Il y a un abîme entre être seul au monde et être seul hors du monde. C’est peut-être là l’explication de l’angoisse qui fait suite et s’installe durablement au retour dans le monde des vivants. C’est peut-être cela tout bêtement le néant... Cet état d’abandon est indicible... Je me suis juré de faire reconstruire ce Hot-Rod Wanderer..., modifier ce qui aurait du être fait depuis le début : surbaisser la carrosserie (au moins 15 cm à l'avant, 35 cm à l'arrière) et placer des jantes de 20 ou 22 pouces à l'avant et 24 pouces à l'arrière... Trois ans vont passer..., parsemés de diamants noirs, me frottant à chaque fois à un domaine particulier pour en tirer le meilleur du meilleur et m'offrir du pur plaisir, m’appropriant pour l’occasion, avec une rare maestria, les codes usés, impartis des genres... et les ruelles aussi, de même que les boulevards et les highways brûlants reliant les cités labyrinthiques. Là où certains s'appuient sur trois tonnes de références pour en faire des urnes funéraires qui commencent à ne plus intéresser personne (et qui, rétrospectivement prennent un sacré coup de vieux), mon ami Karim'B, grand ré-organisateur de ce projet s'est amusé comme un fou en me proposant un Hot-Rod magnifié, débarrassé de gimmicks au kilomètre, orné d’élégance et d’absolu, parvenant jusqu’à un point parfait de symbiose esthétique directement connectée aux zones érogènes du cerveau. Il a réinventé l’art et la manière de créer un Hot-Rod, fuyant la frime et la grosse mécanique à la Fast and furious, Karim'B a fait davantage dans l’orfèvrerie, confrontant constamment des sentiments premiers..., un morceau de bravoure, l’équilibre idéal entre ce qui se trame à l’extérieur et à l’intérieur de sa tête, un chaud et froid constant... et jusque dans la psychologie borderline, il a produit une étrange alchimie vagabonde, qui sait distiller mystères et sensations, gifles et caresses. Karim'B est un créateur énigmatique, peu bavard, qui parvient à transcender ses oeuvres par le raffinement extrême de son travail. Ce poor lonesome driver au look délicieusement hype et vintage, défendant la veuve et l'orphelin, est un bloc de silence surgit de nulle part et qui n’a pas de nom (à l’instar du borgne dans Valhalla rising) ni même de passé, venant prouver à chacun sa nature profonde que rien ne peut venir altérer sauf l’essence des choses ! Sous des allures graves et sereines, il va ainsi se révéler un impitoyable carrossier ivre de rendre les coups du sort, dépendant d’une violence frénétique au moins égale à sa sensibilité et son habileté au volant. Virtuose en diable, il s'amuse de ses exercices de style emplis de fulgurances formelles et d’éclats gore ! Il en met plein la vue sans se la péter... et devant tant d’ampleur, devant tant de puissance, on se dit qu'il ne manque pas d’envergure, laissant les gens patraques. À toute allure, à travers la nuit, durant les jours, derrière les corps déchiquetés et les gants en cuir qui crissent, sa création : "The Wanderer", est un geste d’amour envers le Hot-Rodding ! I do nothing but think of you, you keep me under your spell... Tout est dit ! Oh well I'm the type of guy who will never settle down, Where pretty girls are well you know that I'm around I kiss 'em and I love 'em cause to me they're all the same I hug 'em and I squeeze 'em they don't even know my name They call me the wanderer , yeah I'm a wanderer, I go around around around around Well there's Moe on my left and Mary on my right, And Janie is the girl well that I'll be with tonight, And when she ask me which one I love the best, I tear open my shirt and I show Rosie on my chest, 'Cause I'm a wanderer, yeah I'm a wanderer I roam around around around around hmmm Well I roam from town to town, I go through life without a care, And I'm as happy as a clown, With my two fists of iron, but I'm goin' nowhere. Yeah I'm the type of guy that likes to roam around I'm never in one place I roam from town to town And when I find myself fallin' for some girl I hop right in that car of mine, I drive around the world And I'm a wanderer, yeah I'm a wanderer I roam around around around around hmmm I'm the type of guy that likes to roam around I'm never in one place I roam from town to town And when I find myself fallin for some girl I hop right in that car of mine, drive around the world Cause I'm a wanderer, yeah a wanderer I roam around around around around Cause I'm a wanderer, yeah a wanderer I roam around around around around Un Hot-Rod (bielle chaude), est une appellation venant des États-Unis désignant une voiture ancienne (jusque 1949 inclus), largement modifiée, tant au niveau du moteur que de l'aspect extérieur. Le custom, dont la définition est "personnalisation de masse" et qui correspond à un ensemble commercial de diffusion d’objets et de figures servant à rehausser l’aspect des véhicules (l’idée s’étendra jusqu’aux baskets), est issu du Hot-Rodding, qui n’est pas qu’un sport d'accélération ou un hobby, c’est une culture avec ses styles, ses vêtements, ses langages. Henri Ford a commercialisé un véhicule bon marché, la Ford T... et en a vendu des millions jusque dans les campagnes. Ces modèles, s’ils étaient faciles à réparer et à manipuler avaient le désavantage de prendre trop vite la rouille. On trouvera peu à peu nombre de ces véhicules vendus à des prix dérisoires ou abandonnés. C’est là qu’on trouve les racines de ce qui sera plus tard appelé le Hot-Rodding, dans la dépression de '29, dont l'archétype est le Hot-Rod Modèle "T" présenté ci-après... Déportés, suite à leur mise en faillite par les propriétaires, les métayers, petits agriculteurs et éleveurs du nord et de l’est se sont vu contraints de prendre la route vers l’ouest, en famille, histoire de louer leurs bras aux récoltes de saisons. Les véhicules que les métayers avaient comme outils, souvent des pick-up utilitaires, étaient repris par les propriétaires, les carcasses et parties de moteurs restants étaient récupérées et assemblées pour refaire de nouveaux véhicules. Certaines pièces manquantes étaient refaites en fonte à partir de pièces de cuisinières fondues dans le sable. On essayait d’augmenter la puissance du moteur, pour pouvoir tenir la charge et la longue route et ces modifications en entraînaient d’autres. Parallèlement à la crise qui suivit le crash boursier et qui devait durer a peu près 4 ans, les wobblies (Les affiliés au syndicat I.W.W., Industrial Workers of the World), prirent une importance considérable et avec eux, une conscience sociale grandissante que ces déportés n’étaient pas que des spectateurs et que tout ce langage re-fabriqué dans les années '60 ou fantasmé dans les années '80 et '90 trouve là ses racines, dans cette migration intérieure, sur une route jonchée d’exclus, baignant profond dans la noirceur et la désolation, campés, repoussés, travaillant leur faim sur une route qu’ils savaient ne même pas mener à quelque promesse. The only thing a drunkard needs Is a suitcase and a trunk. The only time he’s satisfied Is when he’s on a drunk. Fills his glasses to the brim, Passes them around Only pleasure he gets out of life Is hoboin’ from town to town. The house of the rising sun, cette chanson folk rendue célèbre par les Animals dont on ne connaît pas bien l’origine et dont le plus vieil enregistrement connu est celui de Tom Clarence Ashley et Gwen Foster, réalisé en 1934, au crépuscule de la dépression, parle de ça, de cette misère qui n’en amène que d’autres, de la poussière, des voyages contraints par la faim, destination le bordel général. La route passe par le lac salé, l’étape indispensable. Toute cette tension devait bien être palpable et une partie de cette génération spontanée de garagistes, avec ces trucks retapés, bricolés, plusieurs fois faits et défaits sur le trajet, avec des parties en bois ou des conduites en barbelés, s’arrêtent sur le lac sec et organisent des camps de passages. Là, commencent à s’organiser des courses et des paris autour de ces voitures refaites. Née dans une crise économique si profonde qu’elle affecte l’ensemble du monde, cette culture de gens qui portent les bras de chemises troussés jusqu’aux épaules, dust bawl refugee, génération de bidouilleurs folkloriques dont Woodie Guthrie est le héraut, okies miséreux et traine-la-patte... commencent à créer une forme individuée, autonome, sculpturale de leurs véhicules. C’est ça qui devient un style : d’un détournement nécessaire de choses récupérées, histoire d’avancer, au folklore que cela génère... et au travers des formes qui s’inventent dans la course, créant une sorte d’expression populaire par la négative, le bolide home made, cette façon d’instrumentaliser l’automobile a vite fait d’intégrer le sens de la liberté débridée, de la vitesse, du souffle et de l’image. Le Hot-Rod, surtout aux alentours de la seconde guerre, devient un véritable genre qui ne cessera d’évoluer pour devenir un courant important de la contre culture des années '60 et jusque dans les années '80 et sera finalement supplanté par sa commercialisation dans le Custom et le Tuning et ce malgré quelques réfractaires qui persistent dans un mélange pathétique d’élégance et de brutalité à vouloir fabriquer leurs engins avec le moins d’argent possible. Toute l’ambiguïté du truc se révèle dans une des formes traditionnelles du Hot- Rod, qui reprend, mieux, qui capitalise... sur cet héritage. et qu’on appelle le Rat-Rod et dont on reconnaît la particularité, aux parties de carrosserie rouillée. L’aspect extrêmement sculptural de l’engin modifié, qui pouvait bien s’apparenter aux formes bricolées des abris des métayers faits de toiles cirées, de planches trouvées et de panneaux de récupération... et avant que cela ne devienne le commerce de la frime, même si celui-ci ne manque pas d’intérêt, compris comme une histoire intérieure, comme une géographie qui est aussi un espace mental, une conscience du monde, du cosmos (Comme le rappelle Augustin Berque, le sens premier du mot Kosmos est "ordre" et les deux termes romain de "mundus" et grec de "kosmos" ont les 3 sens d’ordre, monde et parure. Parer son corps c’est faire parler le monde et ce que dit le monde enseigne les corps… et il y a un ordre commun aux astres et à la société), ou toute cette migration porte avec elle l’invention d’un espace qui ne se décrit pas en cartes mais en comportements, ou le paysage transpire dans l’homme et dans les machines, ou le récit se fait dans le bricolage, la récupération, le déplacement et la transformation. Bien sûr, tout le truc a été vite assimilé. C’est devenu un commerce, d’une abstraction légère qui a fait basculer les masses dans une manipulation désorganisée, les véhicules des fantômes incarnant dans un mélange d’ambiguïtés volontaires et subies, la désolation et le mépris des okies (extension d’un terme dont l’origine est "habitant de l’Oklahoma" dont 20% a dû migrer durant la dépression, et qui s’est ensuite généralisé à l’ensemble des migrants), reflet autant que figure d’un paysage géographique et social, incarnation d’une cartographie sociale et psychologique... Ces bidules roulant, c’est une scène, une image, l'équivalent d'une religion qu'on nommerait la "Christ Burger Mania" ! Une sorte de migration intérieure vers un devenir flou... Je le sais j'y étais et j'ai importé tout ce bazar sans même bien le comprendre avec mes Chromes&Flammes, la bible du Hot-Rodding et du Custom, une histoire tout aussi pathétique et déjantée que celle du Hot-Rodding... Ca doit être une forme de perversité... La base d'un Hot-Rod, est donc, au sens premier du terme, essentiellement une voiture de marque américaine datant d'avant 1949 inclus, le plus souvent de marque Ford, couramment des Ford T, des Ford A, des Ford B datant de 1932 à 1934, quasi toutes équipées d'origine de 4 et 6 cylindres ou de V8 Flathead pour les B'32, '33 et '34, véhicules largement disponibles d'occasion à très faible prix, après la "dernière guerre"... Leur structure avec châssis séparé, étant relativement simple à modifier, ces "jeunes" y greffaient les moteurs plus puissants des nouveaux véhicules fabriqués à Détroit, ou se contentaient d'augmenter la puissance des moteurs d'origine. La plupart du temps, les modifications apportées, entraînaient la nécessité d'autres modifications, comme les freins et les amortisseurs. De plus, les jantes étaient généralement élargies pour accepter des pneus plus larges, du moins à l'arrière, pour mieux transmettre la puissance du moteur au sol. D'autres modifications pouvaient être apportées sur les parties mécaniques, comme le changement du rapport de pont, de la boîte de vitesses et du système de direction, toutes choses qui devaient supporter la puissance supplémentaire. L'aspect extérieur de la voiture était souvent modifié lui aussi. Toutes les parties inutiles au bon fonctionnement du véhicule étaient démontées : le toit, le capot, les portières, la banquette arrière, le pare-brise et les essuie-glace, les pare-boue, les phares, les pare-chocs et une bonne partie du pot d'échappement. Ces modifications étaient fréquentes pour gagner du poids sur le véhicule, donc pour améliorer le rapport poids/puissance. Les Hot-Rods étaient souvent re-carrossés aux exigences des propriétaires (le capot était percé de "louvers", le toit abaissé et les garde-boues enlevés ou réduits à deux fine bande de métal style moto). Autre modification extérieure, le châssis était généralement abaissé, en jouant sur les amortisseurs, la taille des roues avant et la hauteur du toit (ou même sa présence), afin de diminuer la résistance au vent et d'abaisser le centre de gravité. De plus, dans un souci de se faire remarquer, la plupart des Hot-Rods étaient peints de couleurs vives (les plus courantes étaient le jaune et le rouge) et de décorations en forme de flammes. Le phénomène du Hot-Rodding atteignit son point culminant vers 1955, avant de décliner lentement jusqu'au milieu des années 1960. Néanmoins, les Hot-Rods déjà construits continuèrent à circuler pendant quelques années encore. Les raisons de ce phénomènes sont multiples..., mais la principale d'entre-elles est la disponibilité de nombreux véhicules d'occasion récents, ainsi que la mise en fabrication aux USA de modèles "sport" (Corvette, Thunderbird), plus ou moins calqués sur les tendances Européennes. À cela s'ajoute le prix élevé des nouvelles voitures de sport, et au relatif manque de puissance de leurs moteurs d'origine, ce qui les rendait peu attrayants pour les jeunes plus ou moins désargentés mais très bons mécaniciens et bricoleurs, à la recherche de vitesse et de sensations fortes. Mais, au plus bas de ce mouvement, en 1965, assez rapidement, un phénomène de nostalgie envers les Hot-Rods a lentement repris le dessus et s'est transmis à la plus jeune génération montante... Comme il était relativement aisé à cette époque de trouver des endroits pour organiser des courses de vitesse sauvages, les premières pistes improvisées furent les lacs asséchés des environs de San Francisco et Los Angeles, dont la surface était parfaitement plane, ainsi que les portions presque rectilignes de routes, soit en fin de construction, soit quasi inutilisées. Il existait également de nombreux aérodromes militaires secondaires abandonnés, dont les pistes furent alors utilisées pour des courses consistant à parcourir en ligne droite une distance d'1/4 de miles le plus vite possible. Ces courses, à leurs débuts, permettaient de faire partir de front jusqu'à quatre ou cinq voitures, à la différence des portions de route où il n'était possible de courir qu'à deux. Ce renouveau du Hot-Rodding, coïncida avec l'apparition de véhicules de série aux moteurs d'origine bien plus puissants que ceux disponibles auparavant... et à des prix relativement abordables (les Mustang's). De plus en plus, les constructeurs n'ont plus hésités à construire des voitures bien plus puissantes qu'au cours des périodes précédentes, qu'ils ont nommées : "muscle cars"... Le fait que des voitures aux moteurs très puissants montés de série soient disponibles à des prix abordables, rendit les automobiles puissantes de plus en plus populaires. Seul bémol à l'enthousiasme, c'est également à partir de cette époque, que les contraintes légales appliquées aux véhicules furent plus strictes, ainsi que les contrôles de police, ce qui rendit plus difficile les travaux de modification des véhicules de base en restant dans la légalité. Ces difficultés ne dissuadèrent pourtant pas de nombreuses personnes de construire un Hot-Rod, d'autant que les règles dans certains États restaient plus permissives. Toutefois, les voitures à partir desquelles les Hot-Rods étaient couramment construits, se firent plus rares. Les véhicules de base avaient alors généralement plus de trente ans pour les plus récents..., leur état était plus précaire... et ceux qui étaient encore en bon état devenaient souvent recherchés par les collectionneurs, ce qui provoqua une augmentation des prix, qui fit du Hot-Rodding un passe temps pour personnes plus aisées qu'à l'origine... C'est, en conséquence, qu'à cette époque, apparurent les premières carrosseries en fibre de verre, reprenant les formes des Ford T et B d'avant guerre, mais comportant déjà toute une série de modifications... Ces carrosseries entrainèrent la création de châssis, de trains roulants et de multiples accessoires destinés à recréer le look des Hot-Rods qui étaient devenus partie intégrante du mythe automobile américain... En 1980, le mouvement du Hot-Rodding explosa aux États-Unis et dans le reste du monde, grâce aux quelques irréductibles qui avaient continué envers et contre tout (et tous), de construire et modifier des engins pour en faire des Hot-Rods ! C'est cette même année que furent lançés les magazines Chromes&Flammes, Rod&Custom et Nitro qui diffusèrent en France et en Belgique, l'esprit du Hot-Rodding et du Customizing... Néanmoins, de grosses différences subsistaient entre les Hot-Rods des années 1940 à 1965 et celles qui apparurent en 1980. En effet, alors que les premiers Hot-Rods étaient construits à partir de véritables automobiles anciennes et courantes comme la Ford T et la Ford B, les Hot-Rods de la seconde génération sont devenus des répliques de Hot-Rods... De plus, des carrossiers se sont mis à proposer des Hot-Rods clé en main, full-équipés, avec de gros V8 neufs, alors qu'auparavant les Hot-Rodders préféraient (principalement pour des raisons financières) monter un moteur d'occasion sur un châssis (roulant) de récupération... de part eux-mêmes... Au fil du temps, ces carrossiers d'un nouveau type, rivalisant entre-eux dans des concours, ont poussé l'audace et la finition de plus en plus loin..., rendant les Hot-Rods totalement inaccessibles aux Hot-Rodders des débuts..., tant sur la technique, que sur la finition, que sur les accessoires sophistiqués, que sur les mécaniques... et que sur le prix final ! En effet un créateur carrossier comme Boydd Coddington (décédé en 2008), ne fabriquait plus, dans ses dernières années, que des Hot-Rods à 150.000 voire 350.000 US$... qui se revendaient jusqu'à 500.000 US$ dans certaines ventes aux enchères... Par réaction, un style de Hot-Rods plus conformes à la manière originelle de construire ces véhicules, a repris le dessus, de nombreuses personnes reconstruisant leur Hot-Rod "à l'ancienne". Mais, une nouvelle tendance, totalement en réaction aux Hot-Rods hyper-coûteux à fait son apparition, consistant en l'utilisation de vraies voitures anciennes d'avant-guerre... mais sans aucune préparation ni aucune finition..., des Hot-Rods à l'état brut qui se surnomment les Rat-Rods... On distingue aujourd'hui plusieurs types de Hot-Rods. Il y a plusieurs classifications de Hot-Rods..., malgré que par essence, un vrai Hot-Rodder n'accepte aucune loi ni contrainte, puisque chaque Hot-Rodder est un "Outlaw", un hors-la-loi... Il y a tout d'abord le Traditional-Rod, qui désigne un Hot-Rod construit selon les méthodes de la première époque, sur une base ancienne et avec des matériaux et des techniques anciennes. À ceci s'oppose le Street-Rod, construit exclusivement à partir de pièces neuves, mais qui, malgré une caisse en polyester, respecte globalement l'aspect extérieur du Traditional-Rod. On distingue de ceux-ci le Show-Rod qui est un Hot-Rod construit principalement pour être exposé dans des rassemblements ou des salons... et non pour circuler couramment. Une autre tendance est encore le Drag-Rod qui consiste à monter un moteur surpuissant sur une structure de type Ford T (bien évidemment renforcée et adaptée) pour participer à des courses de dragster (là encore la voiture n'est pas conçue pour circuler sur route, même si cela est possible mais dangereux). Sans oublier la toute dernière tendance, le Rat-Rod, dont il est fait état ci-avant, un Hot-Rod dont on a laissé rouiller certaines parties métalliques pour donner au véhicule une patine et un aspect négligé (paradoxalement cela peut représenter davantage de travail qu'un Hot-Rod peint de manière classique)... et qui est généralement hyper surbaissé... No substitute for Cubic inches..., V8 for ever ! www.GatsbyOnline.com www.ChromesFlammes.com www.LesAutomobilesExtraordinaires.com www.CollectionCar.com


3. Official Music Video - 'Tortue' - Marianne Dissard - 'The Cat. Not Me' (2104)

Official Music Video - 'Tortue'  - Marianne Dissard - 'The Cat. Not Me' (2104)

Tortue Lyrics by Marianne Dissard Music by Sergio Mendoza From Marianne Dissard's album 'The Cat. Not Me' (2014) http://mariannedissard.com/ LYRICS (+ TRANSLATION below) Je suis dans un train sans conducteur ni passager, qui roule de nuit tous feux éteints. Je vois des lueurs, l’ombre d’un bois, une giclée pâle sur l’eau du lac. Je crois que je rêve. Je sais que je rêve. La fenêtre est givrée. Je ne peux pas, rien toucher, rien nommer. Entre rêve et rêve, comme de nuit le jour, je ne peux rien y faire, je suis la tortue. Un tunnel sans lumière ni odeur et je marche les pieds nus dans la boue sous des voûtes qui pendent. Des corps souillés au sol et des blâtes aux murs et des rats qui copulent sous les gouttes. Les parois ploient et craquent. Il me semble, je t’entends. Je suis sûre que c’est toi, cet homme là-bas au fond qui bouge dans une bouche. Entre rêve et rêve, comme de nuit le jour, je ne peux rien y faire, je ne peux rien y faire. Entre rêve et rêve, comme de nuit le jour, je ne peux rien y faire. Je suis la tortue. Entre rêve et rêve, comme de nuit le jour, je ne peux rien y faire, je ne peux rien y faire. Entre rêve et rêve, comme de nuit le jour, je ne peux rien y faire, je ne peux rien y faire. Entre rêve et rêve, comme de nuit le jour, je ne peux rien y faire. Je suis la tortue. Allongée dans une boîte qui empeste la terre, les crachats et le foutre, j’entreprends ton visage qui affleure des rires. Là, la planche te salue d’une vaste semonce mais tu pleures comme il pleut et remontes tes collants puis tu vas de l’avant. Moi, je crois que je rêve, je sais bien que je rêve. Je sais que je ne peux ni toucher ni nommer. Je repose sur le dos un dimanche dans le vent, née en moindre mesure détroussée des brigands par leurs colts trop brillants. A trop mettre la clef sur des portées trop raides, je marque sur ma chair du vent et des poussières, au grand jour, en ce jour de lessive des gueux, entre rêve et rêve, entre rêve et rêve, entre rêve et rêve, entre rêve et rêve. TORTUE (English Translation) Lyrics : Marianne Dissard Music : Sergio Mendoza I am in a train without conductor or passengers, that runs at night, all lights off. I see glimmers, the shadow of a wood, a pale splash shot on the surface of a lake. I think I am dreaming. I know I am dreaming. The window is frosted. I can’t touch nothing, name nothing. Between dream and dream, as at night in day, I can’t help it, I am the turtle. A tunnel with no lights, no smells and I walk barefoot in the mud under vaults that hang down. On the ground, soiled bodies and cockroaches on the walls and rats that copulate under the drops. The walls bend and creak. It seems to me that I can hear you. I am sure it is you, that man out there in the dark that jiggles inside a mouth. Between dream and dream, as at night in day, I can’t help it, I can’t help it. Between dream and dream, as at night in day, I can’t help it. I am the turtle. Between dream and dream, as at night in day, I can’t help it, I can’t help it. Between dream and dream, as at night in day, I can’t help it, I can’t help it. Between dream and dream, as at night in day, I can’t help it. I am the turtle. Layed out in a box that stinks of earth, of spit and come, I make out your face emerging from the laughters. Here, the plank salutes you with a vast reprimand but you cry as it rains and lift up your stockings, then go onward. Me, I think I am dreaming. I know well I am dreaming. I know that I can’t touch nothing, name nothing. I rest on my back, one sunday in the wind, born by all measures disrobbed by brigands, by their too shiny colts. Having overreached the key on staves too steep, I mark my flesh with wind and dust on the day where rain, wind and sun do your laundry between dream and dream, between dream and dream, between dream and dream, between dream and dream.


4. UNE FEMME À BERLIN | Bande-annonce

  • Published: 2016-10-28T15:54:10+00:00
  • Duration: 92
  • By ESPACE GO
UNE FEMME À BERLIN | Bande-annonce

UNE FEMME À BERLIN Texte : Marta Hillers (Journal, 20 avril – 22 juin 1945) Traduction : Françoise Wuilmart Adaptation : Jean Marc Dalpé Mise en scène : Brigitte Haentjens Avec Evelyne de la Chenelière + Sophie Desmarais + Louise Laprade + Frédéric Lavallée + Évelyne Rompré Assistance à la mise en scène : Alain Roy + Julien Véronneau Dramaturgie : Florent Siaud Scénographie : Anick La Bissonnière Lumière : Etienne Boucher Costumes : Julie Charland Musique : Bernard Falaise Vidéo : Lionel Arnould Accessoires : Julie Measroch Maquillages et coiffures : Angelo Barsetti « Soudain un doigt sur mes lèvres. J’ouvre les yeux. Les deux mains étrangères me desserrent les mâchoires. Puis, penché sur moi, il laisse tomber lentement, dans ma bouche, la salive accumulée dans la sienne. Je suis pétrifiée. Aucun dégoût, j’ai seulement froid. » – Marta 1945. La guerre fait rage sur Berlin. Depuis plusieurs jours, les civils allemands sont entassés dans l’obscurité des abris souterrains. Dehors, un vacarme incessant. Les bombardements déferlent en roulement continu. Puis, plus rien. Un silence bizarre. Un silence plus terrifiant que l’écho des bombes, car il annonce l’arrivée des soldats russes. Le retour à la lumière sera brutal. Dans un des quartiers occupés, une jeune Allemande possède les rudiments de la langue russe, ce qui fait d’elle la seule interlocutrice auprès de l’ennemi. Si cela lui procure certains avantages, en sera-t-elle pour autant épargnée? Du 20 avril au 22 juin 1945, la jeune journaliste berlinoise Marta Hillers rédige dans des cahiers d’écolier un journal qui constitue un témoignage rare, parfois poignant, parfois drôle, de la vie quotidienne dans un immeuble habité par des femmes et des hommes qui se cachent dans la peur, le froid et la faim, au moment des derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. Il lui fallait écrire, comme pour se parler tout bas, pour rester vivante. UNE FEMME À BERLIN est une chronique commencée le jour où Berlin voit pour la première fois la guerre dans les yeux. Lorsque l’Armée rouge entre en Allemagne, ce sont d’abord les femmes qui subissent les représailles. Elles doivent payer pour les crimes commis par leurs maris, leurs pères, leurs frères. Malgré cela, les femmes sont restées debout au milieu des ruines de la ville. Brigitte Haentjens est réputée pour ses mises en scène au style percutant et pour son exploration des fractures secrètes de l’identité féminine. Avec UNE FEMME À BERLIN, un texte dans lequel il est notamment question du sort des femmes en temps de guerre, elle fait résonner les mots de Marta Hillers dans une partition à quatre voix, pour en donner une à toutes ces femmes qui n’en ont pas eu. Une coproduction ESPACE GO + SIBYLLINES + Théâtre français du CNA Avec l’autorisation de l’agence Felix Bloch Erben liée à Aufbau Verlag GmbH & Co. KG (Berlin, Allemagne) et des Éditions Gallimard pour la traduction française Vidéo : Sandrick Mathurin


5. GO 16-17 UNE FEMME À BERLIN | Extraits

  • Published: 2017-02-09T21:46:27+00:00
  • Duration: 309
  • By ESPACE GO
GO 16-17 UNE FEMME À BERLIN | Extraits

UNE FEMME À BERLIN Texte : Marta Hillers (Journal, 20 avril – 22 juin 1945) Traduction : Françoise Wuilmart Adaptation : Jean Marc Dalpé Mise en scène : Brigitte Haentjens Avec Evelyne de la Chenelière + Sophie Desmarais + Louise Laprade + Frédéric Lavallée + Évelyne Rompré Assistance à la mise en scène : Alain Roy + Julien Véronneau Dramaturgie : Florent Siaud Scénographie : Anick La Bissonnière Lumière : Etienne Boucher Costumes : Julie Charland Musique : Bernard Falaise Vidéo : Lionel Arnould Accessoires : Julie Measroch Maquillages et coiffures : Angelo Barsetti « Soudain un doigt sur mes lèvres. J’ouvre les yeux. Les deux mains étrangères me desserrent les mâchoires. Puis, penché sur moi, il laisse tomber lentement, dans ma bouche, la salive accumulée dans la sienne. Je suis pétrifiée. Aucun dégoût, j’ai seulement froid. » – Marta 1945. La guerre fait rage sur Berlin. Depuis plusieurs jours, les civils allemands sont entassés dans l’obscurité des abris souterrains. Dehors, un vacarme incessant. Les bombardements déferlent en roulement continu. Puis, plus rien. Un silence bizarre. Un silence plus terrifiant que l’écho des bombes, car il annonce l’arrivée des soldats russes. Le retour à la lumière sera brutal. Dans un des quartiers occupés, une jeune Allemande possède les rudiments de la langue russe, ce qui fait d’elle la seule interlocutrice auprès de l’ennemi. Si cela lui procure certains avantages, en sera-t-elle pour autant épargnée? Du 20 avril au 22 juin 1945, la jeune journaliste berlinoise Marta Hillers rédige dans des cahiers d’écolier un journal qui constitue un témoignage rare, parfois poignant, parfois drôle, de la vie quotidienne dans un immeuble habité par des femmes et des hommes qui se cachent dans la peur, le froid et la faim, au moment des derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. Il lui fallait écrire, comme pour se parler tout bas, pour rester vivante. UNE FEMME À BERLIN est une chronique commencée le jour où Berlin voit pour la première fois la guerre dans les yeux. Lorsque l’Armée rouge entre en Allemagne, ce sont d’abord les femmes qui subissent les représailles. Elles doivent payer pour les crimes commis par leurs maris, leurs pères, leurs frères. Malgré cela, les femmes sont restées debout au milieu des ruines de la ville. Brigitte Haentjens est réputée pour ses mises en scène au style percutant et pour son exploration des fractures secrètes de l’identité féminine. Avec UNE FEMME À BERLIN, un texte dans lequel il est notamment question du sort des femmes en temps de guerre, elle fait résonner les mots de Marta Hillers dans une partition à quatre voix, pour en donner une à toutes ces femmes qui n’en ont pas eu. Une coproduction ESPACE GO + SIBYLLINES + Théâtre français du CNA Avec l’autorisation de l’agence Felix Bloch Erben liée à Aufbau Verlag GmbH & Co. KG (Berlin, Allemagne) et des Éditions Gallimard pour la traduction française Vidéo : Sandrick Mathurin


6. Où est l'eldorado ? In search of Eldorado (version bilingue) nl fr a documentary film from Jean-Frédéric de Hasque

Où est l'eldorado ? In search of Eldorado (version bilingue) nl fr a documentary film from Jean-Frédéric de Hasque

Ce film est le portrait de cinq jeunes, à travers eux, en leur compagnie, je veux parler des aspirations, des envies que l’on a aujourd’hui, quand on a 25 ans en Afrique. Ils vivent à Bamako, capitale du Mali, pays pauvre mais en paix. Ils sont étudiants, vont à l’université, ils sont attentifs aux rapports entretenus avec l’occident, veulent questionner cette envie d’aller ailleurs, de quitter le pays, leur culture, celle de leurs parents. Je les ai croisé lorsque j’étais à la recherche de Yambo Ouologuem, homme qui fut un écrivain célèbre et qui ne veut plus voir les blancs aujourd’hui. Son attitude agissait sur moi comme un aiguillon, exacerbait mon envie de le rencontrer, de pousser plus loin ma recherche. Celle-ci s’est transformé en une rencontre avec cinq jeunes, qui le connaissent et qui ont lu son oeuvre. Ils sont fasciné par cet homme qui a une attitude radicale face à l’occident. Ils connaissent le sort réservé aux clandestins et aux sans papiers, mais ne peuvent s’empêcher de lorgner avec gourmandise vers ce riche occident qui changerait leur vie. J’ai vécu en compagnie de chacun, partagé leur quotidien à l’université, dans le quartier où ils habitent. J’ai rencontré leurs amis, débattu de cette envie de partir, de cette nécessité de chercher l’eldorado, comme l’a nommé l’un d’entre eux dans un texte qu’il a écrit, un soir d’amertume. Informé par le net, la télévision, la presse, par leurs lectures diverses de ce qui se passe dans le monde entier, il est difficile pour eux de vouloir rester dans une partie de ce monde où leur avenir semble bouché. A la différence de Ouologuem qui a écrit son livre en 1968, en pleine période des Indépendances, époque où l’on se disait : tout est possible ! Eux vivent aujourd’hui une morosité et un pessimisme ambiant terrible. Tout au long de nos rencontres existera cet écueil, l’obstacle, ce voyage que je peux faire mais qu’eux ne peuvent faire en sens inverse. La discussion autour de ce bout de papier, ce visa qu’ils ne peuvent obtenir pour aller dans les verdoyantes prairies où l’herbe est très grasse. Ensemble nous essaierons toujours de dépasser cet état de fait, sans le nier, pour construire à travers les discussions, les lieux découverts, les rencontres une voie possible pour cheminer de concert, pour se créer un espace d’expression, où leur voix, leurs opinions puissent exister et être entendue. In search of Eldorado This film is the portrait of five young people. It is through their eyes and in their company that I want to speak about the aspirations and desires of a twenty-five year old in Africa today. They live in Bamako, the capital of Mali, a poor but peaceful country. They are university students who are interested in the relationship between Africa and the West and who question the desire to go somewhere else, to leave the country and with it the culture that is theirs and their parents'. I met them during my search for Yambo Ouologuem, a once famous writer who no longer wants to see any white people. His attitude spurred me on, strengthening my desire to meet him and to press on with my search. This all led to an encounter with five young people who know Ouologuem and have read his work. They are fascinated by this man and his radical stance towards the West. Despite knowing of the fate that awaits illegal migrants and workers they can't help but greedily eye up a West that is rich and which could change their lives. I stayed with each one of them, sharing their daily routine at university and in the parts of town where they live. I met their friends, struggling with this desire to leave - or to go in search of Eldorado, as one of them wrote bitterly. Informed by the net, television and the press they read of what's happening all over the world, they find it hard to want to stay in a part of this world where there seems to be no future. Ouologuem wrote his book in 1968, in a period when countries were becoming independent and when everything seemed possible, but the pervading atmosphere they live in today is one of pessimism and gloom. During all our encounters I was aware of the stumbling block, the obstacle, the journey I was able to make but which they couldn't do in reverse. The discussions surrounding the little piece of paper, the visa which they can't obtain to access meadows where the grass is greener. Without denying this reality, we tried to constantly overcome it by using the discussions, encounters and discovered spaces to build a path to walk together, to create a space of expression, where their voices and their opinions can exist and be heard. produit par Michigan Films, co-produit par le CBA, produced by Michigan Films, co-produced by CBA avec l'aide de la Communauté Française de Belgique et des télédistributeurs wallon, et de la Direction Générale de la Coopération au Développement. with the support of Communauté Française de Belgique et des télédistributeurs wallon, and Direction Générale de la Coopération au Développement. documentaire, 16/9, couleur et N/B documentary , 16/9, color + BW durée : 75 minutes lenght : 75 minutes production country : Belgium production year : 2009 langues : Français et Bambara languages : French + Bambara sous-titres : Français, English, Dutch subtitles : English or Dutch selection : Shoot me film festival (NL), Quintessence (Benin), BOZAR, FIPATEL, Panafrika film fest Osnaebrueck (D), Die linse cinéma Muenster (D), Quinzaine du Doc CWB ( Fr). contact author : [email protected]